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lundi 28 mai 2018

On m'a dit, tome 2 - "Vous devez absolument me lire"

A propos de On m'a dit, tome 2 :
Par Enel Tismaé et Malice Zambaux - Genre : Jeunesse - Pages : 48 pages - Format : Broché



Description :
Les enfants “On m'a dit” ont bien grandi.
Aujourd’hui, leurs problèmes sont différents, mais toujours bien présents...
Enel Tismaé et Malice Zambaux dénoncent à nouveau le harcèlement scolaire mais cette fois, en collèges et lycées, où les difficultés rencontrées deviennent plus graves.
Stigmatisations, homophobie, rejets, violences et tentatives de suicides sont évoqués sans tabou mais avec délicatesse.

Ce qu'il dit de lui : 
"Vous devez absolument me lire, que vous soyez petit ou grand ! Je compte d'ailleurs devenir un incontournable de la sensibilisation au harcèlement scolaire, oh oui !"



Ce que l'on dit de lui :

Une nouvelle fois, le duo Enel Tismaé / Malice Zambaux a su créer un excellent album dénonçant le harcèlement scolaire. Que dis-je ! Plus qu'un excellent livre, il mérite le titre de livre incontournable lorsqu'il s'agit de sensibiliser les jeunes (et les grands) à ce phénomène.

Dans le tome 1 (ici), nous partions à la rencontre d'enfants, tous harcelés pour une "raison" différente (il n'y a d'ailleurs aucune raison acceptable qui puisse justifier un harcèlement, notons-le bien). Il était déjà excellent, et ce second tome l'est tout autant, les seules différences étant l'âge des protagonistes, ce pourquoi les autres les harcèlent et les conséquences de ces agissements.

mardi 28 mars 2017

La Douleur du Silence - Chronique

"Mais les larmes coulaient en dedans et personne ne pouvait les voir..."

La Douleur du Silence
Marie-Béatrice Ledent
Auto-édition
Ebook - 243 pages

A 13 ans, Martine Croin n'est qu'une jeune fille comme les autres. Contrainte de quitter sa ville et son passé pour le bien de la famille, elle s'apprête à découvrir sa nouvelle école. Devant le changement, elle se sent désarmée et s'enferme dans le silence. Mais ses nouveaux camarades de classe la considèrent comme une proie facile. Pour exorciser sa souffrance, Martine va se trouver un dangereux échappatoire...

Je remercie d'ores et déjà l'auteure pour m'avoir contactée et m'avoir envoyé son roman qui fut une très bonne lecture. Autre genre que On m'a dit mais même sujet : le harcèlement scolaire. Donc, forcément, ce livre devait me toucher, susciter des réactions chez moi car c'est un thème qui me parle et m'intéresse beaucoup.

Martine est ses parents, après un tragique événement, s'établissent à Rouen dans l'espoir d'aller mieux. Mais cela ne va pas vraiment se passer comme prévu : en effet, dans son nouveau collège, la jeune fille devient rapidement le bouc émissaire de sa classe. Les autres lui font du mal mais elle-même s'y met, se faisant du "bien" par ce qui le semble être le seul échappatoire pourtant dangereux.

Pauvre Martine, pauvre adolescente de 13 ans... La vie ne lui fait de cadeaux et pourtant, elle est incroyablement forte. C'est aussi la bonté incarnée : elle est gentille, ne veut contredire personne pour ne pas vexer ou blesser. Elle ne sait pas encore dire non, pensant à autrui d'abord, puis à elle ensuite. Elle ne sait pas encore affirmer, ce qui est un peu dû à son âge : elle reste jeune, il ne faut pas l'oublier et elle devrait avoir tout le temps d'évoluer et de se construire... En tout cas, je me souviens que je ne savais pas m'affirmer (et je suis restée incapable de le faire un bon moment) et que, d'être comme ça, ça peut faire mal. Du coup, je me suis plutôt bien attachée à elle, ayant envie de l'aider à grandir au plus vite. Pourtant, une sorte de "filtre" faisait que je ne me prenais pas toutes ses émotions, surtout les plus violentes, en pleine face. Ou du moins, je ne les ressentais pas à fond : on reste surtout un témoin qui pourrait l'aider. Mais qui ne peut pas.

"Pour être capable d'aimer et surtout, d'accepter l'amour de l'autre, il faut d'abord être capable s'aimer soi-même. Tant que tu auras envie de te faire du mal, tant que tu ne t'estimeras pas, tu ne pourras accueillir les bonnes choses qui se présenteront à toi."

Et ce "filtre", je pense que c'est la narration et la plume agréable de l'auteure qui l'ont installé. En effet, la narration se fait à la 3ème personne et, même si on suit principalement Martine, parfois on connaît les pensées de sa mère ou des autres personnes de sa classe, tortionnaires ou non. Du coup, cette narration fait qu'on est touché ou scandalisé par moments, mais il y a encore ce "filtre" qui fait qu'on reste assez objectifs et donc, attentifs à tous les éléments de l'histoire pour en comprendre tous les enjeux.

Attention, cela ne veut pas dire que l'on reste insensible et indifférent à ce qu'il se passe. A des moments, j'étais révoltée, touchée, dégoûtée, remplie d'espoir... On a envie de donner des baffes à certains par exemple ! Qu'ils soient adultes ou enfants d'ailleurs... En parlant de ces autres personnages, j'ai peut-être trouvé que certains étaient stéréotypés : il y a une ou deux surprises mais l'ensemble est assez manichéen et on sait du coup, dès qu'ils apparaissent, le rôle qu'ils vont plus ou moins tenir.

"Parfois, les solutions aux problèmes sont les plus simples et nous crève les yeux... Il suffit juste de parler."

Maintenant, grâce à ce juste mélange objectivité/émotions, on peut se rendre compte de ce que peut être le harcèlement et c'est pour ça que je conseillerai ce livre. Il montre une des formes qu'il peut prendre mais aussi les sentiments que peut ressentir la victime (car on réagit tous différemment, il est difficile, voire impossible, de dire que, quand on est harcelé, on ressent telle ou telle chose) et la réaction de l'entourage (que j'ai eu très envie de secouer et qui m'a, en général, exaspérée, même si je me doute bien qu'il est compliqué de discerner le problème et d'agir en conséquence). Ce roman témoigne donc plutôt bien des dangers de tout ça, de cette sorte de "bizutage" dans lequel se lancent les jeunes de cet âge. Mais surtout, n'oubliez pas que, même plus âgés, ils peuvent faire de même. La méchanceté, la naïveté ou je ne sais quoi n'a pas d'âge. Bref.

Jusqu'à la fin, il se passe des choses qu'on n'attend pas forcément et qui nous surprennent pour le coup, dans le bon sens ou dans le mauvais. L'épilogue, quant à lui, est aussi surprenant et montre ce qui devrait être fait bien plus souvent et dans bien plus de lieux.

C'est donc une très bonne lecture. Forcément, comme tous les autres livres bien faits sur le harcèlement, je vous le conseille vraiment. C'est important de lire ce genre de choses, ça ouvre les yeux sur la forme que ce mal et toutes ses conséquences peuvent prendre...

mardi 10 mai 2016

On m'a dit - Chronique

"Ne va-t-on rien lui épargner ? La vie est-elle déjà si cruelle alors que ces enfants jouent encore à la marelle ?"

On m'a dit
Enel Tismaé & Malice Zambaux
Nats Editions
52 pages

"On m'a dit"
... que je suis trop grosse
... trop maigre
... que mes lunettes sont moches
... que ma peau est trop foncée
Encore aujourd'hui, beaucoup trop d'enfants entendent ce genre de réflexions en milieu scolaire et en dehors. À l'heure des réseaux sociaux, le harcèlement scolaire est un fait à ne pas ignorer, mais il n'est heureusement pas une fatalité.
Enel Tismaé et Malice Zambaux dénoncent ce fléau avec détermination mais avec tendresse et proposent quelques solutions.

On m'a dit que cet album parlait du harcèlement scolaire. Du coup, je n'ai pas hésité à le demander à Nats Editions, que je remercie pour l'envoi, parce que ce thème est un thème qui devrait être davantage abordé. Et puis, ça me touche plus ou moins de près. Du coup, cette lecture a vraiment eu un impact sur moi et m'a touchée.

On m'a dit qu'encore beaucoup trop d'enfants subissaient des brimades par rapport à leur physique, à leur personnalité, etc. Et, en plus de cela, à l'école. C'est ce que doivent supporter le groupe d'enfants illustrés dans ce livre. 

On ne suit pas un enfant en particulier : chaque enfant, de tout âge, se fait harceler sur une chose différente : zozotement, lunettes, dents ou encore parce qu'il parle à un autre qui se fait lui-même harceler. Même s'il n'apparaît que sur une double page maximum, on s'attache tout de suite à ce gamin. On en suit surtout une : on l'a voit sombrer à cause des remarques constantes qu'on lui fait. Et là, j'ai eu comme un écho avec moi : j'ai cru me voir, même si elle est bien plus jeune que je ne l'étais et que ce n'était pas du tout pour la même chose.

"Les parents voient leur petite fille aller de mal en pis."

Ce que je trouve vraiment bien avec cet album, c'est qu'il montre également la réaction des parents face au calvaire que vit leur enfant. Et là, deuxième écho : j'y ai vu mes parents, surtout ma mère, essayant de faire en sorte que ça aille mieux lorsque j'étais au plus bas. En plus, tous ses parents sont montrés compréhensifs. Ce qui est important pour combattre le harcèlement et soutenir ces victimes, car il n'y a rien de pire que des adultes qui minimisent le problème en disant que ce ne sont que des gamineries.

Et cet album montre bien que le harcèlement n'est surtout pas une chose à minimiser. Il l'explique de manière efficace aux plus jeunes et sensibilisent les plus grands. Les différentes situations permettent de montrer les différentes formes que peut prendre le harcèlement, ce qui peut nous permettre de nous identifier à au moins un des enfants.

Et tout ça se fait avec des mots simples. Enel Tosmaé met en valeur certains mots, les plus importants, et expliquent à la fois ce qu'est le harcèlement, les effets qu'il produit et comment réagir. Il a une réelle volonté d'essayer de poser des mots sur ce qu'est le harcèlement, chose que je trouve vraiment compliqué à définir. En tout cas, c'est un bel appel à s'aimer soi-même, peu importe ce que pensent les autres.

Conclusion : c'est une excellente lecture ! En écho avec ce que j'ai pu plus ou moins vivre, ce livre m'a vraiment touché. Il est vraiment à mettre dans toutes les mains, que ce soit pour parler du harcèlement ou tout simplement montrer que l'on doit s'aimer soi-même.